AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Les Juifs Russes


Famille de Juifs russes à Hadéra (חֲדֵרָה‎) en 1910, un peu moins de vingt ans après sa fondation


Les juifs "russes" tentent de préserver leur culture russe à l’étranger

L’émigration juive de Russie est pratiquement inexistante aujourd’hui et des communautés juives stables se constituent dans les villes russes. Pourtant, à la charnière des années 80 et 90, on avait l’impression que tout le monde partait. Toutes les familles juives ou presque se posaient la question fatidique : fallait-il ou non partir, et où ?
Les Juifs soviétiques rejoignaient essentiellement Israël, les Etats-Unis et l’Allemagne. Dans les années 90, c’est même l’Allemagne qui devint la première destination. En 2002, 19 262 juifs des pays de la CEI se sont installés en Allemagne, 18 878 en Israël et moins de 10 000 aux Etats-Unis.
Cela étant, Israël garde sa première place si l’on considère l’ensemble du flux migratoire en provenance de l’URSS. Ces chiffres ont été communiqués par le Congrès mondial des juifs russophones, organisation fondé au mois de juillet 2002 à Moscou (cette structure non gouvernementale regroupe les organisations juives russophones et les communautés de 23 pays, dont ceux de la CEI et les pays baltes). Le Congrès se fixe pour objectif de consolider le soutien que la population juive russophone apporte à Israël, d’aider à son intégration dans les pays de résidence. Des représentations du congrès ont été ouvertes à Jérusalem, Moscou, New York et Berlin.
Selon le congrès, près de 900 000 juifs russophones vivent en Israël, 430 000 aux Etats-Unis, 120 000 en Allemagne, 60 000 au Canada, 20 000 en Australie, 3 000 en Autriche, 2 000 en Suède et 500 en Nouvelle Zélande. Ils sont aussi quelques centaines en France, en Grande-Bretagne, en République tchèque et aux Pays Bas.
La plupart d’entre eux restent attachés à la culture russe. Aux Etats-Unis, en Israël et en Allemagne, où ils sont particulièrement nombreux, la vieille génération ne fréquente que le milieu émigré. Elle vit dans un univers étroitement "russe", lit des journaux en russe, regarde la télévision russe et écoute la radio russe. On a parfois l’impression que la communauté russophone ne s’assimilera jamais.
Mais ce n’est l’affaire que de quelques générations, d’autant que l’afflux de juifs en provenance de Russie se tarit. Le russe demeure, il est vrai, la langue de communication des juifs qui vivent dans les pays de la CEI et les pays baltes mais les langues nationales y deviennent peu à peu dominantes. C’est encore plus vrai hors de la CEI.
Pour Oleg Boudnitski, directeur académique du Centre international de recherches sur les juifs de Russie et d’Europe orientale, "pour les émigrés de quelque nationalité que ce soit, le problème essentiel est celui des enfants qui, à un moment donné, cessent de parler la langue de leurs parents. Et la culture au sein de laquelle ils grandissent, n’est déjà plus la culture des parents. Certaines familles déploient des efforts considérables pour préserver la langue maternelle. Mais c’est peine perdue dans la plupart des cas. Les attaches avec le pays d’origine se perdent peu à peu".
Les priorités des organisations adhérant au congrès mondial des juifs russophones témoignent également du fait que les "juifs russes" s’assimilent tôt ou tard. Ainsi, le salon littéraire et musical, ouvert à Berlin auprès de la communauté juive de la ville, vise à l’intégration de ses membres russophones à la culture européenne et juive. "La société des juifs russophones de Suède", a été ouverte en vue d’aider efficacement les membres les plus âgés de la diaspora russophone à s’intégrer dans la vie juive locale. L’association Shalom, qui regroupe la partie active de la population juive russophone d’Australie, se fixe pour objectif majeur d’encourager l’intégration des juifs russophones à la communauté juive d’Australie et à la société australienne. Et ainsi de suite.
Comme le constate Oleg Boudnitski, près d’un million de juifs ont quitté l’URSS entre 1951 et 1991, mais le recensement de 2002 montre qu’après l’effondrement de l’URSS près de 210 000 (guère moins que la moitié de la communauté) sont partis de Russie. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’un tel flot n’ait pas encore réussi à s’intégrer. Mais l’expérience des vagues précédentes d’émigration atteste que c’est inévitable.
La question de l’assimilation a toujours accompagné l’histoire de l’émigration des juifs de Russie, qui existe depuis plus de 120 ans.
Entre 1881 et 1914, 1,980 million de juifs ont quitté la Russie, dont 1,557 million se sont fixés aux Etats-Unis. Ils n’ont été que quelques uns à rejoindre la Palestine, l’Argentine ou les pays européens. L’émigration juive était saluée par le gouvernement qui pensait ainsi résoudre la question juive. Les juifs qui ont quitté la Russie avant la révolution appartenaient d’une manière générale aux couches les plus défavorisées, ils venaient de zones - ghettos et ne s’identifiaient pas, pour la plupart, à la culture russe. Rien ne vient rappeler, aujourd’hui, que de nombreux Américains ont leurs racines en Russie. Les descendants des premiers émigrés voient dans leurs racines "russes" un élément exotique, une légende pour les archives familiales.
Ceux qui émigrèrent après la révolution de 1917 furent sans doute les premiers à considérer comme un sujet de fierté le fait d’être "juif russe", à s’identifier à la culture russe.
Oleg Boudnitski rappelle que les juifs constituaient, dans l’empire russe, une minorité ne jouissant pas de la plénitude des droits. Ils devaient se convertir s’ils voulaient faire une carrière honorable au service de l’Etat. De nombreux intellectuels juifs choisirent cette voie, surtout à Moscou et à Saint-Pétersbourg.
Certains réussirent quand même, sans se convertir, à jouer un rôle non négligeable dans la vie politique et publique. Il y eut ainsi la dynastie des barons Guinsbourg, gros entrepreneurs et mécènes, l’avocat et publiciste Maxime Venaver, membre du comité central du parti des cadets et député à la Première Douma (qui siégea du 27 avril au 8 juin 1906), l’avocat Oscar Grouzenberg, qui devint célèbre en assurant la défense de Menahem Beilis. Parmi l’élite juive de l’empire russe, il faudrait également citer Gourliand, l’assistant du Premier ministre russe, le réformateur Piotr Stolypine (1906 - 1911). C’est en fait lui qui a écrit nombre de ses discours, que l’on continue de citer encore aujourd’hui, aussi bien en Russie qu’à l’étranger.
Les intellectuels russes d’origine juive, de "la vague d’émigration qui suivit 1917" rêvèrent longtemps de retourner dans leur patrie, essayèrent de conserver la langue et la culture russes au sein de leur famille. Mais quand ils furent certains que la voie du retour était fermée, il ne fut plus nécessaire d’encourager les enfants à recevoir une éducation russe. Nombre d’entre eux ont toutefois maintenu la langue russe.
A Berlin, premier foyer de l’émigration en provenance de Russie, on comptait environ 250 000 émigrés russes en 1925, dont 63 000 étaient juifs. Sur les 90 membres de l’Union des avocats russes dans l’Allemagne d’avant la guerre, seuls trois ou quatre n’étaient pas juifs. L’Union des juifs russes en Allemagne, comme de nombreuses autres organisations, était très active à Berlin. A New York, une Union des juristes juifs russes fut créée avant la guerre ; elle était essentiellement composée de gens venus d’Allemagne.
Les juifs apportèrent également beaucoup au développement de la littérature russe en émigration. Youri Mandelstam et Dovid Knout, l’époux d’Ariadna Scriabina, fille du compositeur russe Alexandre Scriabine, prirent une part active à la "Note parisienne", mouvement poétique des années 20. Ariadna, qui s’était convertie au judaïsme, périt durant la guerre en combattant dans les rangs de la Résistance. A Paris, l’écrivain Sofia Pregel éditait la revue littéraire "Novosselie" ("La Crémaillère"). L’écrivain Marc Aldanov et le poète Mikhaïl Tsetline furent les premiers rédacteurs des "Notes parisiennes contemporaines". Durant la seconde guerre mondiale, cette revue fut publiée à New York sus l’appellation de "Nouvelle Revue". Elle continue d’y être éditée, mais n’a aujourd’hui qu’un petit nombre de lecteurs.
La communauté juive russophone de New York est apparue, en fait, en 1940, lorsque les émigrés juifs russophones ont fui une Europe en proie à la guerre. Il y avait à New York un groupe important de Juifs, membres du parti des mencheviks, dont les représentants les plus connus étaient David Daline et Rafaïl Rein (Abramovitch). Aux Etats-Unis, ils sont devenus des experts reconnus des questions russes et ont souvent dispensé des conseils à l’élite américaine sur la politique à appliquer à l’égard de l’URSS. L’historiographie américaine a subi l’influence significative de ce groupe. Le fils de David Daline, Alexandre, est devenu professeur d’histoire à l’université de Columbia, puis de Stamford. Il est l’auteur d’un des tout premiers livres sur l’occupation nazie du territoire de l’URSS.
On ne peut pas dire que l’élite juive qui a quitté la Russie après la révolution ait été coupée de ses racines juives, souligne Oleg Boudnitski.
L’avocat Venaver a édité à Paris, de 1920 à 1924, l’hebdomadaire "Tribune juive" en russe, en français et en anglais. L’hebdomadaire avait été fondé pour défendre les intérêts des Juifs de Russie et pour faire connaître à la communauté mondiale la situation des Juifs dans la Russie des Soviets. En 1939, un groupe d’intellectuels juifs a publié à Paris le recueil "Monde juif" qui demeure encore aujourd’hui une source d’informations pour ceux qui étudient la situation des Juifs en Russie soviétique.
Ce sont les ressortissants russes qui ont le plus contribué à la fondation, en 1921, de l’Union mondiale ORT ("Société des artisans"). Après 1958, ce signe a été interprété comme "Organisation, Reconstruction and Training". Cette Union a aidé les émigrés juifs à acquérir un métier leur permettant d’avoir des revenus stables. Fondée en 1880 à Saint-Pétersbourg, l’ORT a cessé d’exister en Russie après la révolution et n’a retrouvé sa "patrie historique" qu’en 1991. Au cours des 13 dernières années, l’ORT n’a cessé de se développer, passant de quelques centaines de personnes formées chaque année dans la CEI et les pays baltes à plus de 25 000.
En dehors d’ORT, des représentations d’autres organisations juives et israéliennes de réputation mondiale se sont ouvertes dans les années 1990 en Russie, dont les plus actives sont "Joint", "Sohnut" et "G". La communauté juive de Russie n’a d’abord existé que grâce à l’aide étrangère puis de nombreux programmes ont été financés par les Juifs de Russie, dont certains sont citoyens d’Israël ou des Etats-Unis. On peut citer l’exemple de Lev Levaev, président de la Fédération des communautés juives de la CEI, du Fonds caritatif "Chabad - Loubavitch - Or-Avner", président de la Chambre de Commerce et d’Industrie "Israël - Russie et CEI". Lev Levaev est né en 1957 dans une famille religieuse de juifs de Boukhara. En 1972, il a émigré avec sa famille en Israël où il a travaillé dans le commerce de diamants. Après le début des réformes économiques en Russie, il a commencé à prospecter le marché russe des diamants et à financer la vie de la communauté juive.
De nombreux hommes d’affaires russophones émigrés aux Etats-Unis, en Israël et dans d’autres pays essaient d’établir aujourd’hui des relations d’affaires avec la Russie. Mais Youri Raskine, vice-président exécutif du Congrès juif russe, affirme ne connaître "aucun homme d’affaires devenu prospère uniquement grâce à ses racines juives et aux contacts fondés sur l’appartenance ethnique".
Grigori Altchouler, président de la VIP-bank, ajoute que "la vie en Russie change si vite que les émigrés qui reviennent après une longue période d’absence ne reconnaissent ni le pays, ni ses habitants". Et que dire de ceux qui ont grandi au-delà de la Russie !
Marianna Belenkaïa  col.fr
Lire le Dossier sur Les Russes d'Israel une minorite tres influente

6 commentaires:

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